Les rois du patin

Bien évidemment, il ne s agit pas là d’un bijou de cinéma intello-branché qui marquera les annales du 7ème art. Cela reste du pur divertissement, ce qui demeure à mon sens le principal objectif du cinéma, non?

Les rois du patin
Bref, pour revenir au film, c’est une comédie fort sympathique menée par un tandem déjà bien rompu à l’exercice. Loufoques et décalés, ces « Rois du patin » offrent quelques bons moments de drôlerie pour peu que nous nous laissions aller dans leur délire.

Typiquement le film idéal pour se détendre et se coucher avec le sourire.

Raisons d’état

Passé derrière la caméra, Robert De Niro signe un film captivant sur l’itinéraire d’un étudiant lambda devenant un élément important puis fondateur des services secrets américains.

Raisons d'état
Évidemment, il vaut mieux être attentif devant ce film si vous ne voulez pas être dans le brouillard : un nom, un lieu : tout est important !
Belle ambiance, intrigue bien ficelée, décor et contexte historique : telle est la mayonnaise qui prend avec plaisir jusqu’au dénouement.
Les belles surprises du film sont assurément :
– l’interprétation tout en retenue et pleine de justesse des acteurs
– La contemporaneité du propos concernant les méthodes de renseignements en temps de crise.

La recrue

J’ai trouvé « La Recrue » aussi classique qu’efficace.

La recrue
Le sujet est toujours assez fascinant puisque tout se passe dans le milieu de l’espionnage, lieu de tous les fantasmes par excellence. L’action est soutenue et les rebondissements sont assez nombreux pour ne pas s’ennuyer durant les deux heures.
Bien évidemment, mieux vaut faire abstraction des grands discours patriotiques manichéens qui jalonnent le film pour ne pas gâcher le plaisir…

La mise à l’écran du monstre sacré Al Pacino, et de celui qui le deviendra peut être un jour, Colin Farrell, est assez sympathique même si chacun ne déborde pas d’un millimètre de son registre habituel. Difficile de compter le nombre de films mettant en scène un jeune chien fou et un sage mentor !!!
Le film rempli son quota de flingue, de courses de voitures, de sexe et de suspens.

Bref, rien de révolutionnaire. Juste un bon divertissement à l’américaine !

Redacted

Comment faire un film engagé avec peu de moyens? Et bien voilà un bel exemple.
Dans la lignée directe de « Outrages » Brian de Palma réalise une œuvre forte pour dénoncer les dérives de la guerre en Irak. Loin de faire des amalgames généralistes, le réalisateur montre comment de jeunes soldats sous pression peuvent commettre l’irréparable en perdant tout discernement et toute morale.

Redacted
La promiscuité des personnages, les sons crus et les images brutes rendent le film étouffant voire insoutenable. Que dire également des images qui clôturent le film et qui n’ont malheureusement rien de fictives !!

Au niveau purement cinématographique l’ensemble est assez intéressant car l’histoire est racontée par le prisme de tous support médiatiques visuels existant actuellement. La liste des moyens alternatifs utilisés est impressionnante : Caméscope, extrait de documentaire, sites de fanatiques religieux, blog de femmes de GI, camera de suivi psychologique, chat vidéo, Youtube, audition de cour militaire, journaux télévisés etc.

Bref, une fiction très (trop?) proche de la réalité qui a le mérite de mettre le doigt sur les hontes inavouées de cette guerre. Contrairement à la seconde guerre mondiale, l’Algérie ou le Vietnam, il n’aura pas fallu attendre 20 ans pour que cela se fasse.

Public Enemies

J’attendais depuis quelques temps et avec impatience de pouvoir voir ce film dont j’avais tant entendu parler mais dont j’avais raté la sortie sur les toiles.
Autant dire tout de suite que je suis aujourd’hui bien déçu par ce que j’ai vu !
J’ai trouvé « Public Enemies » raté principalement pour une raison qui tient à la faiblesse du scénario et au sentiment de longueur qu’il m’inspire.
Public Enemies
La première partie du film est assez intéressante car elle fixe bien le cadre de l’histoire, les personnages et le fil conducteur. Le problème c’est que j’ai l’impression que le reste du film ne va pas plus loin :
  • On reste trop loin des personnages alors qu’on devrait au fur et à mesure mieux les comprendre.
  • L’intrigue se délite et se simplifie alors qu’elle devrait progresser et se solidifier.
  • Le dénouement est long et soporifique alors qu’il devrait clore en beauté le parcours du personnage principal.

 

Bref, c’est vraiment superficiel et décevant quand on connait le talent du réalisateur et du casting qu’il emploie ici !
Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de penser que Michael Mann, conscient du manque de matière de son long-métrage, fait exprès d’user d’autant d’effets de styles avec sa caméra à l’épaule. Ça en devient presque emmerdant.
La seconde impression que le film m’a inspiré est celle de déjà-vu et, pour être plus précis, celle d’assister à un remake de « Heat » au temps de la prohibition. De nombreuses choses m’ont fait penser au précédent film de Michael Mann. Voici quelques exemples :
  • Le gangster de haut-vol super classe VS le flic de haut niveau super intègre
  • La scène de fusillade post-braquage devant la banque dévalisée
  • La Big discussion entre les deux ennemis qui se promettent de « ne pas se rater » lors de leur prochaine rencontre
  • Le discours de Johnny Depp sur sa capacité à braquer une banque en « 1min40 montre en main ».

Hormis tout cela, je trouve que la photographie est assez remarquable…c’est déja ça.

Ptit + : le choix d’intégrer Otis Taylor et son « Ten millions slaves » dans la bande originale du film.

La peur au ventre

Ça commence plutôt bien. Ça a l’air rythmé, explosif et bien entrainant. Bref, une belle promesse pour se divertir avec un film d’action sympa.
La peur au ventre
Et…………..flop !!!
Plus le film progresse plus ça devient grotesque, ridicule et pathétique. L’histoire se délite et se perd dans des rebondissements et péripéties acabradabrantesques tandis que les acteurs, caricaturaux, sur-jouent à mort ! La violence et le nauséabond plaidoyer à se faire justice soi-même semblent être les seuls éléments à ressortir de ce film raté.
La seule satisfaction que j’ai trouvé est très maigre : le très beau pré-générique de fin entièrement en bande dessinée.

Panique à Needle Park

Je rapprocherai le « Panique à Needle Park » de Jerry Schatzberg avec le « Macadam Cowboy » de John Schlesinger. Chacun de ces films donne une vision désabusée des États-Unis dans lesquels les marginaux construisent des micro-sociétés où la survie est le seul mot d’ordre. Tout ces hommes et femmes, hypocritement mis à l’écart de la société, vivent un mélange de rêves artificiels et de cauchemars dont ils ont tant de mal à s’extirper.
Dans le cas de « Panique à Needle Park », dans ce haut lieu new-yorkais du shoot et du deal, on suit l’itinéraire tourmenté de deux junkies se tirant mutuellement vers le bas jusqu’à en oublier leur amour. Une descente en enfer dont on ne saurait d’ailleurs déterminer si ils en sont les complices ou les victimes.
C’est surement là la force du film qui se garde bien de donner un point de vue moralisateur.

Panique à Needle Park

Tantôt filmé comme un documentaire, tantôt filmé comme une pièce de théatre, le film colle au plus près des tourments de ces deux protagonistes.
Comme beaucoup de films de cette époque il n’y a pas à proprement parler d’intrigue. Juste une tranche de vie que le réalisateur traduit avec justesse et vérité.

L’interprétation du duo Al Pacino / Kitty Winn est magistrale notamment pour cette dernière qui livre une prestation remarquable d’intensité.

Bref, un film fort et poignant qui restera surement comme l’un des témoignages les plus intéressants sur la déchéance d’une partie de la jeunesse new-yorkaise des années 60/70.